Production électrique: EnR non pilotables, quel intérêt ?

Bernard Durand*, propose une analyse approfondie et critique de l’utilité et du coût de l’électricité éolienne et photovoltaïque en France.

Il  insiste sur le caractère très variable et non pilotable de la production éolienne et solaire, qui nécessite en permanence l’appui de centrales pilotables (nucléaire, hydraulique, gaz) pour garantir la stabilité du réseau électrique. Cette contrainte limite fortement la part que peuvent représenter ces énergies dans le mix électrique français et rend impossible leur substitution complète aux centrales pilotables. L’auteur souligne également que la France, grâce à son parc nucléaire et hydraulique, bénéficie déjà d’une électricité très faiblement émettrice de CO2, ce qui rend l’apport des renouvelables intermittents marginal en matière de lutte contre le changement climatique.
Cet excellent article de fond sur la production d’électricité démontre parfaitement l’incohérence des moyens industriels mis en place qui font la part belle à l’idéologie au lieu de privilégier les réalités physiques, économiques et financières. Toutes ces installations basées sur le “renouvelable” non pilotables bénéficient de subventions colossales dont se gavent sans scrupules les consortiums financiers internationaux alors que cette masse d’argent public serait mieux utilisée pour améliorer la sobriété et l’efficacité des usages.

En outre, en ce qui concerne localement les parcs industriels éoliens au large d’Oléron et Ré, les dégâts sur la biodiversité et les conséquences du raccordement à terre sont déjà des raisons suffisantes pour s’opposer à cette ineptie environnementale, dévastatrice et ruineuse.

* Bernard Durand est ingénieur civil des mines, docteur-ingénieur en géologie minière et habilité à diriger des recherches (HDR) de l’Université Paris VI. Il a été directeur de la Division géologie-géochimie de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN), puis de l’Ecole nationale supérieure de géologie et du Centre Exploration de l’IFP School. Il a présidé le Comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers (EAGE). Prix Alfred – Wegener de l’EAGE